Est-ce que la liposuccion enlève la cellulite ?

La liposuccion est le traitement de choix des surcharges graisseuses qu’elle permet de supprimer de manière définitive. Tout différent est le cas de la cellulite, responsable du phénomène de “peau d’orange” qui donne un aspect matelassé à la peau et dont le traitement est plus difficile.

La liposuccion permet d’enlever définitivement la graisse

Les surcharges graisseuses profondes ou lipodystrophies localisées sont responsables des déformations inesthétiques de la silhouette comme la culotte de cheval, les poignées d’amour, le ventre rond. D’origine héréditaire elles peuvent s’expliquer par le fait que l’humanité n’ayant pas toujours eu une alimentation régulière, l’organisme stockait des graisses de façon préventive pour répondre à certains épisodes de la vie tels que les périodes d’allaitement ou de famine.

Il est très difficile de se débarrasser de ces stocks devenus inutiles par un régime amaigrissant. Sauf à se dessécher complètement et à perdre non seulement la graisse de ces zones mais aussi sur l’ensemble du corps, les seins et le visage en même temps.

La liposuccion est le traitement définitif de ces surcharges graisseuses qui ne reviendront pas, puisque le stock déterminé génétiquement ne se reconstitue pas une fois supprimé.

Seule la liposuccion (vidéo) permet de supprimer les cellules graisseuses en totalité : les autres techniques, radio-fréquence ou cryolipolyse, arrivent au mieux à supprimer 20% du stock mais surtout induisent une mise au repos de ces cellules, d’où la possibilité de récidive. Ne parlons-pas des traitements cosmétiques qui n’ont aucune action destructrice, permettant au mieux une diminution transitoire du volume de ces cellules par captation de l’eau, avec récidive assurée dès l’arrêt du traitement.

Ne pas confondre cellulite et surcharge graisseuse profonde

La cellulite associe des capitons graisseux superficiels et des zones de relâchement cutané. La réalisation d’une liposuccion sur ces zones est inefficace, voire contre-productive car elle va certes supprimer les bosses des capitons mais ne va pas traiter les creux et les zones de relâchement cutané, entraînant un aspect de vagues redouté par les patientes.

La liposuccion n’est pas la technique de choix pour traiter la cellulite parce qu’elle ne traitera qu’une composante de la cellulite et aggravera les autres. La cellulite est en effet un amas graisseux superficiel, d’épaisseur non homogène, avec des zones non aspirables.

Les mécanismes de création de la cellulite sont multifactoriels et mal connus, d’où des récidives possibles même après traitement. Il existe aussi plusieurs formes de cellulite différentes, graisseuse, lymphatique ou vasculaire. Seules les cellulites graisseuses sont parfois accessibles à un traitement chirurgical, si elles restent localisées. 

 Avant-après, une culotte de cheval réussie avec liposuccion pour aspirer la graisse profonde et lipolyse laser pour corriger la cellulite © Dr Eric Plot

Avant-après, une culotte de cheval réussie avec liposuccion pour aspirer la graisse profonde et lipolyse laser pour corriger la cellulite © Dr Eric Plot

Est-ce bien de la cellulite ?

Il n’est pas rare d’avoir des patientes qui présentent à la fois un aspect de cellulite, des graisses superficielles et des surcharges graisseuses profondes. La liposuccion va  résoudre une partie du problème de ces patientes et permettra, si ce n’est une disparition, du moins une amélioration de l’aspect cellulitique. 

Pour les surcharges localisées il est possible d’utiliser la lipolyse laser qui par son effet tenseur sur les tissus permettra d’améliorer l’homogénéité de l’aspect de la peau. Ça peut aider, tout en sachant que la cellulite a une tendance à la récidive. 

Mais est-ce bien de la cellulite ? De nombreuses patientes se trompent et attribuent à la cellulite des rondeurs ou des lourdeurs qui sont en fait de la graisse profonde et donc parfaitement traitables par la liposuccion. Seul l’examen clinique lors de la consultation au cabinet permet d’établir un diagnostic précis du cas de chaque patiente.

Prendre rendez-vous