Chirurgie esthétique des séquelles de l’amaigrissement

Les interventions de chirurgie bariatrique pour traiter l’obésité sévère — sleeve gastrectomy (gastrectomie longitudinale), anneau gastrique, bypass gastrique — et les amaigrissements massifs qui en résultent, provoquent quasi systématiquement un important excès cutané résiduel. Parce que le peau ne peut se rétracter suffisamment lorsque la perte de poids est majeure.

Cet excès de peau souvent important est une séquelle inesthétique de l’amaigrissement majeur. Une séquelle d’autant plus mal vécue qu’elle vient après les importants efforts consentis pour obtenir une perte de poids conséquente — souvent de 30 à 40 kilos et même jusqu’à 80 kilos ! La satisfaction et le mieux être obtenus grâce à la perte de poids sont contrariés par l’aspect physique. Il est alors indispensable de recourir à la chirurgie esthétique, plus précisément à des techniques de la chirurgie de la silhouette pour retrouver les lignes et les formes du corps, voire de chirurgie du visage pour corriger l’affaissement du visage et le relâchement du cou, après un amaigrissement majeur. Il peut aussi être nécessaire de traiter par lipoaspiration des amas graisseux dont l’amaigrissement n’est pas venu à bout sur certaines parties du corps.

La correction de cet excès cutané et de ces amas graisseux — dont l’importance et la localisation varient d’une patiente à une autre — va nécessiter des interventions chirurgicales multiples, en différentes parties du corps, qui peuvent être réalisées en plusieurs étapes. C’est ce qu’on appelle la chirurgie des séquelles de l’amaigrissement — une chirurgie à la fois réparatrice et esthétique que l’on peut mettre en œuvre une fois que le poids s’est stabilisé, idéalement depuis six mois.

Le bodylift inférieur, du ventre aux fesses

Le bodylift inférieur permet la correction en un seul temps opératoire de l’excès cutané sur plusieurs zones du corps :

  • le ventre, par suppression du “tablier” abdominal par résection et traction vers le bas de l’excès cutané ;
  • le haut des cuisses, par résection et traction vers le haut de l’excès cutané ;
  • les fesses tombantes et leur manque de volume par résection et traction vers le haut de l’excès cutané et par volumisation grâce à différentes techniques.

Le bodylift supérieur pour l’abdomen et le dos

On réalise un bodylift supérieur, par résection et traction vers le haut, lorsque l’excès cutané post-amaigrissement se traduit par d’importants bourrelets au niveau de la partie supérieure du dos, sous les omoplates, et au niveau de l’abdomen, sous les seins.

Remodeler la poitrine après un amaigrissement majeur

Il est souvent opportun de redonner du volume et du galbe à la poitrine par la pose d’implants. Mais comme une prothèse ne permet pas à elle seule de remonter un sein tombant et une aréole basse, il convient simultanément à la pose d’implant de remonter le sein en agissant sur l’enveloppe cutanée (retrait de peau) et sur le tissu glandulaire. Deux interventions en une que l’on appelle plastie-prothèse.

Les techniques de lifting contre l’excès cutané des bras et des cuisses

Dans le cas des bras, la technique la mieux adaptée à la réduction des séquelles d’un amaigrissement majeur, fréquent générateur d’un relâchement cutané disgracieux entre le coude et l’aisselle, est le lifting du bras à grande cicatrice horizontale.

Lorsque l’excès cutané concerne les cuisses, la solution est de réaliser un lifting à cicatrice longitudinale (verticale), sur la face interne ou la face externe de la cuisse selon les cas. Si l’excès cutané majeur entoure la cuisse il est parfois nécessaire d’intervenir sur les deux faces — interne et externe — de la cuisse.

La chirurgie des séquelles de l’amaigrissement se fait en plusieurs étapes

Dans la plupart des cas, l’ensemble des séquelles d’un amaigrissement massif ne peuvent être traitées en une seule intervention. Il s’agit en effet d’interventions longues et, s’il est possible de combiner certaines opérations (par exemple un lifting de face externe de cuisses et un bodylift inférieur), on ne dépassera pas une durée d’intervention de 5 heures, afin d’avoir des suites opératoires simples et une récupération la plus rapide possible.
La prise en charge des séquelles d’un amaigrissement majeur nécessitera donc, en général, plusieurs interventions ; un délai minimum de 2 mois entre chaque intervention étant nécessaire.

La cicatrisation après une chirurgie des séquelles de l’amaigrissement

Les résultats esthétiques de la chirugie des séquelles de l’amaigrissement sont spectaculaires au niveau de la silhouette ; ils complètent et parachèvent un amaigrissement majeur réussi. Avec toutefois l’inconvénient de nécessiter dans plusieurs cas une cicatrice importante. Il est alors utile de recourir à une technologie récente, le laser de cicatrisation (Laser Assisted Skin Healing) pour aider les tissus à cicatriser et à se régénérer afin d’obtenir une plus belle cicatrice, la plus discrète possible.

Post-amaigrissement : une approche globale, pour redessiner la silhouette

En matière d’amaigrissement massif chaque corps réagit différemment. Seuls la consultation et l’examen clinique permettent de mettre en place la stratégie la mieux adaptée à chaque cas pour limiter le nombre d’interventions nécessaires, dans une approche globale de reconstruction de la silhouette.