Culotte de cheval, cellulite : Est-ce la même chose ? Quels sont les traitements ?

La première est une bosse, une surcharge graisseuse localisée au niveau de la face externe de la cuisse, aussi appelée lipomérie, qui entraîne la déformation caractéristique dite de la “culotte de cheval”. La seconde, est un amas graisseux sous-cutané d’épaisseur non homogène qui donne un aspect “peau d’orange” à la peau.

La culotte de cheval et la cellulite sont différentes mais peuvent aller ensemble

Il ne faut donc pas confondre la bosse graisseuse qui cause la déformation de la culotte de cheval avec l’aspect cellulitique que la cuisse peut avoir au même endroit. Lipomérie ? Cellulite ? On peut avoir l’une sans l’autre, ou l’une et l’autre en même temps. L’analyse de chaque cas permettra de déterminer les différentes indications. Selon le volume de la déformation graisseuse, et la présence ou non de cellulite, différents traitements ou combinaisons de traitements sont possibles.

Différents traitements sont possibles selon les cas

Le cas n°1 présente une culotte de cheval petite à modérée et bien localisée, sans aspect cellulitique. C’est l’indication, limitée mais idéale, de la cryolipolyse. Une étude récente — publiée par ma consœur le Dr Adjadj dans la revue Réalités en Chirurgie Plastique de Janvier 2017 — a mesuré son efficacité : à 6 mois la cryolipolyse permet en moyenne une réduction du tour de cuisse de 5,63 cm et une diminution de l’épaisseur graisseuse sous-cutanée de 1,31 cm.

Le cas n°2, une culotte de cheval plus importante sans aspect cellulitique est l’indication type de la liposuccion pour enlever définitivement la graisse.

Avant-après (cas n° 2), liposuccion pour traiter une culotte de cheval (et ici des poignées d’amour) © Dr Eric Plot

Avant-après (cas n° 2), liposuccion pour traiter une culotte de cheval (et ici des poignées d’amour) © Dr Eric Plot

Le cas n°3, une cellulite sans déformation, n’est pas vraiment une culotte de cheval. Si la cellulite est modérée je privilégierai un traitement par ondes de choc Zimmer. Si elle est un peu plus étendue, une toute nouvelle technologie, le traitement anti-cellulite Cellfina™ (vidéo) — qui est lui aussi micro-invasif et se pratique au cabinet — sera l’indication élective.

Culotte de cheval avec cellulite : combiner plusieurs traitements

Dans le cas n°4, d’une culotte de cheval modérée avec aspect cellulitique, plusieurs solutions s’offrent à nous. La cryolipolyse peut être combinée avec les ondes de choc acoustique si la cellulite n’est pas trop importante, ou avec le procédé micro-invasif Cellfina™ trois à six mois plus tard si la cellulite est plus étendue. Mais on pourra également préférer une autre technique de destruction de la stucture de la cellulite avec la lipolyse laser.

Avant-après (cas n°4), cryolipolyse pour traiter la petite culotte de cheval et Cellfina™ 6 mois après pour traiter l’aspect cellulitique des fesses © Dr Eric Plot

Avant-après (cas n°4), cryolipolyse pour traiter la petite culotte de cheval et Cellfina™ 6 mois après pour traiter l’aspect cellulitique des fesses © Dr Eric Plot

Le 5ème cas est celui d’une culotte de cheval importante associée à une cellulite étendue et prononcée. La liposuccion (vidéo) sera l’incontournable traitement de base pour enlever définitivement la surcharge graisseuse profonde. Associer cette liposuccion, dans le même temps opératoire, à une lipolyse laser qui détruit la structure de la cellulite tout en permettant une remise en tension cutanée me paraît la meilleure indication opératoire. Une alternative moins invasive consistera à pratiquer un traitement Cellfina™ six mois après la liposuccion.

Avant-après (cas n°5), liposculpture de la silhouette par association d’une liposuccion et d’une lipolyse laser © Dr Eric Plot

Avant-après (cas n°5), liposculpture de la silhouette par association d’une liposuccion et d’une lipolyse laser © Dr Eric Plot

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Est-ce que la liposuccion enlève la cellulite ?

La liposuccion est le traitement de choix des surcharges graisseuses qu’elle permet de supprimer de manière définitive. Tout différent est le cas de la cellulite, responsable du phénomène de “peau d’orange” qui donne un aspect matelassé à la peau et dont le traitement est plus difficile.

La liposuccion permet d’enlever définitivement la graisse

Les surcharges graisseuses profondes ou lipodystrophies localisées sont responsables des déformations inesthétiques de la silhouette comme la culotte de cheval, les poignées d’amour, le ventre rond. D’origine héréditaire elles peuvent s’expliquer par le fait que l’humanité n’ayant pas toujours eu une alimentation régulière, l’organisme stockait des graisses de façon préventive pour répondre à certains épisodes de la vie tels que les périodes d’allaitement ou de famine.

Il est très difficile de se débarrasser de ces stocks devenus inutiles par un régime amaigrissant. Sauf à se dessécher complètement et à perdre non seulement la graisse de ces zones mais aussi sur l’ensemble du corps, les seins et le visage en même temps.

La liposuccion est le traitement définitif de ces surcharges graisseuses qui ne reviendront pas, puisque le stock déterminé génétiquement ne se reconstitue pas une fois supprimé.

Seule la liposuccion (vidéo) permet de supprimer les cellules graisseuses en totalité : les autres techniques, radio-fréquence ou cryolipolyse, arrivent au mieux à supprimer 20% du stock mais surtout induisent une mise au repos de ces cellules, d’où la possibilité de récidive. Ne parlons-pas des traitements cosmétiques qui n’ont aucune action destructrice, permettant au mieux une diminution transitoire du volume de ces cellules par captation de l’eau, avec récidive assurée dès l’arrêt du traitement.

Ne pas confondre cellulite et surcharge graisseuse profonde

La cellulite associe des capitons graisseux superficiels et des zones de relâchement cutané. La réalisation d’une liposuccion sur ces zones est inefficace, voire contre-productive car elle va certes supprimer les bosses des capitons mais ne va pas traiter les creux et les zones de relâchement cutané, entraînant un aspect de vagues redouté par les patientes.

La liposuccion n’est pas la technique de choix pour traiter la cellulite parce qu’elle ne traitera qu’une composante de la cellulite et aggravera les autres. La cellulite est en effet un amas graisseux superficiel, d’épaisseur non homogène, avec des zones non aspirables.

Les mécanismes de création de la cellulite sont multifactoriels et mal connus, d’où des récidives possibles même après traitement. Il existe aussi plusieurs formes de cellulite différentes, graisseuse, lymphatique ou vasculaire. Seules les cellulites graisseuses sont parfois accessibles à un traitement chirurgical, si elles restent localisées. 

Avant-après, une culotte de cheval réussie avec liposuccion pour aspirer la graisse profonde et lipolyse laser pour corriger la cellulite © Dr Eric Plot

Avant-après, une culotte de cheval réussie avec liposuccion pour aspirer la graisse profonde et lipolyse laser pour corriger la cellulite © Dr Eric Plot

Est-ce bien de la cellulite ?

Il n’est pas rare d’avoir des patientes qui présentent à la fois un aspect de cellulite, des graisses superficielles et des surcharges graisseuses profondes. La liposuccion va  résoudre une partie du problème de ces patientes et permettra, si ce n’est une disparition, du moins une amélioration de l’aspect cellulitique. 

Pour les surcharges localisées il est possible d’utiliser la lipolyse laser qui par son effet tenseur sur les tissus permettra d’améliorer l’homogénéité de l’aspect de la peau. Ça peut aider, tout en sachant que la cellulite a une tendance à la récidive. 

Mais est-ce bien de la cellulite ? De nombreuses patientes se trompent et attribuent à la cellulite des rondeurs ou des lourdeurs qui sont en fait de la graisse profonde et donc parfaitement traitables par la liposuccion. Seul l’examen clinique lors de la consultation au cabinet permet d’établir un diagnostic précis du cas de chaque patiente.

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Perdre de la graisse… et quelques idées reçues !

Perdre de la graisse est de saison. Lorsqu’approche l’été, les vacances, la plage et les maillots de bain, le nombre des consultations pour une liposuccion augmente. Qu’il s’agisse de retrouver un ventre plat, supprimer des poignées d’amour ou une culotte de cheval, affiner cuisses, genoux et mollets, bref avoir une silhouette de rêve. 

A propos de liposuccion, je suis toujours frappé par certaines idées reçues qui circulent encore, probablement véhiculées par la presse ou des intérêts commerciaux désireux de promouvoir des solutions sans chirurgie. Voici deux idées fausses que je veux corriger.

Non, la liposuccion n’est pas douloureuse !

La liposuccion prétendument douloureuse ? Je pense que ce mythe provient de l’époque où la technique était pratiquée sans infiltration de liquide anesthésique, avec des canules d’aspiration de gros diamètre et sans respecter suffisamment l’anatomie.

Quand je réalise une liposuccion (vidéo), je commence par infiltrer un liquide anesthésique qui rendra les suites peu douloureuses. J’utilise des canules fines (3 à 4 mm) qui sont moins agressives pour les tissus, ce qui contribue à diminuer la douleur.

Lorsque la liposuccion n’est pas trop importante (quantité de graisse enlevée inférieure à 1,5 L) l’intervention se déroule en ambulatoire. Les patients rentrent chez eux le soir même et peuvent reprendre leurs activités très rapidement.

Lors d’une liposuccion plus importante (quantité de graisse enlevée supérieure à 2 L) mes patients se remettent à marcher le soir même de l’intervention et reprennent leur activité une semaine après au plus tard. La douleur qu’ils décrivent ressemble à celle que provoquent des courbatures, pendant 3 à 4 jours ; ce qui peut aisément se contrôler avec des antalgiques.

Non, la liposuccion ne donne pas à la peau un aspect “tôle ondulée” !

Je crois que beaucoup dépend de la façon dont est réalisée la liposuccion. De mon point de vue, l’utilisation de canules de faible diamètre, le respect des plans anatomiques, l’aspiration modérée de la graisse superficielle encore appelée cellulite, sont les conditions qui permettent d’éviter l’aspect gondolé de la peau, que l’on appelle communément  “tôle ondulée”. 

Dans les cas où j’ai des doutes sur la capacité de rétraction de la peau, j’associe à la liposuccion la lipolyse laser, une autre technique qui par son effet thermique favorise la rétraction cutanée.

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La liposuccion est la technique qui a révolutionné le traitement des surcharges de graisse localisées qu’elle permet de supprimer définitivement. Pratiquée depuis plus de 30 ans, c’est la technique sur laquelle on a le plus de recul et de résultats positifs. Pour ma part, je la pratique depuis 18 ans et je remercie tous les jours l’inventeur de la liposuccion, le Dr. Yves-Gérard Illouz, chirurgien plasticien français, récemment disparu et auquel je me permets de rendre hommage. 

La liposuccion est une technique qui a profondément renouvelé la chirurgie esthétique ; elle allie simplicité, efficacité et résultats durables, quand les indications sont bien posées et qu’elle est réalisée dans les règles de l’art par un chirurgien esthétique expérimenté.
(à suivre…)

La liposuccion corrige les surcharges graisseuses localisées

La liposuccion corrige les surcharges graisseuses localisées

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La simulation 3D pour les seins, la silhouette et le visage

La simulation 3D a changé ma pratique de l’augmentation mammaire car elle permet de cerner au plus près les souhaits des patientes. Elle les aide à mieux formuler leur propre désir, en passant de l’abstraction au plus près du réel. Avec la simulation 3D, je peux montrer à chacune les possibilités — et les limites — des techniques opératoires en fonction de ses propres contraintes morphologiques. J’ai décidé d’exploiter cette technique pour la chirurgie de la silhouette et la chirurgie du visage.

Liposuccion et simulation 3D

Sur la silhouette, elle permet en particulier de montrer les résultats à attendre d’une liposuccion : disparition des poignées d’amour, de la culotte de cheval ou d’un ventre tombant par exemple. La patiente peut se faire une idée du changement, non seulement sur la partie du corps concernée, mais aussi avoir une prévue d’ensemble, et évaluer la manière dont le résultat de l’intervention va s’intégrer et s’harmoniser avec le reste de son corps.

Depuis que j’utilise cette technique, j’ai aussi pu mieux faire comprendre à des patientes qu’il faut parfois conserver un peu de graisse, à certains endroits, pour un résultat plus esthétique. Ainsi faut-il se méfier de vouloir retirer trop de graisse sur une culotte de cheval, le risque étant de perdre une certaine sensualité. Les formes confèrent de la féminité et doivent rester “lisibles”. Je trouve inesthétique le résultat de ces liposuccions radicales que l’on devine parfois, à l’aspect rectiligne d’une silhouette qui n’en n’est plus une. Entre un tour de hanche disproportionné sur un fessier cacopyge d’un côté, et une “planche à repasser” de l’autre, il y a des courbes à retrouver et des volumes à préserver ! La simulation 3D permet de bien le comprendre et de voir ce qu’il convient de retirer, jusqu’à quel point, et ce qu’il faut préserver.

La chirurgie esthétique du visage bénéficie aussi de la simulation 3D

Je suis l’un des premiers utilisateurs de cette nouvelle extension de l’application développée par la société suisse Crisalix, leader mondial de la simulation 3D pour la chirurgie esthétique. Il est par exemple possible, à partir d’une modélisation en 3D du visage d’une patiente, de lui montrer le résultat de la suppression d’une bosse, ou de la correction d’une pointe tombante sur son nez. 

Même si dans le cas du visage, les résultats de la simulation sont moins proches de la réalité que ceux obtenus dans le cas d’une simulation d’augmentation mammaire par pose d’implant, ils donnent une bonne idée de l’effet de rajeunissement obtenu par un lifting, avec une vue d’ensemble de la correction de l’ovale du visage et du cou.

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La simulation 3D permet à la patiente de savoir “à quoi elle va ressembler” après l’intervention de chirurgie esthétique, d’être rassurée et d’avoir des éléments visuels réalistes de réflexion supplémentaire, pour éclairer ses choix : une révolution pour la patiente comme pour le chirurgien plasticien.

Simulation 3D en avant-projet d'une augmentation mammaire

Simulation 3D en avant-projet d'une augmentation mammaire

Avant…

Avant…

après augmentation mammaire

après augmentation mammaire

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Se sentir bien dans sa peau avec la chirurgie esthétique

Se sentir mal dans son corps jusqu’ à souffrir de son apparence et s’empêcher de mener une vie normale est inutile dans bien des cas. Voici 2 exemples où la chirurgie esthétique est synonyme de changement physique et encore plus, de mieux-être psychologique.

La liposuccion est la solution à la “culotte de cheval”

Je reçois en consultation beaucoup de jeunes femmes qui ont une culotte de cheval et qui s’épuisent à suivre des régimes alimentaires draconiens. Leur visage se creuse, leur poitrine maigrit, tandis que la culotte de cheval, elle, ne diminue pas. L’explication est que la surcharge graisseuse  au niveau des cuisses et des hanches est dûe, dans beaucoup de cas, à des facteurs héréditaires. Le régime n’est alors pas du tout la réponse adaptée. Seule la liposuccion peut résoudre le problème en enlevant définitivement l’excès graisseux sur les cuisses et les hanches par aspiration.

Les patientes obtiennent, avec la liposuccion de la culotte de cheval, la silhouette qu’elles souhaitaient. Elles mènent enfin une vie normale et le disent quand je les revois en consultation de suivi : elles se sentent beaucoup plus épanouies.

Corriger l’hypertrophie mammaire juvénile

L’hypertrophie mammaire — des seins trop gros — touche des jeunes femmes dont la glande mammaire s’est développée de façon excessive au moment de la puberté. Ces jeunes femmes sont non seulement gênées physiquement par le volume et le poids de leur poitrine, elles sont aussi complexées, portent des vêtements amples et n’osent pas se mettre en maillot de bain.

En consultation, je leur propose une réduction mammaire que je pratique avec une technique à cicatrice courte. Six mois à un an après l’intervention de réduction mammaire, ces jeunes femmes ont changé de look et retrouvé le sourire. Bien dans leur corps et bien dans leur tête, elles se sentent beaucoup mieux. Ici encore le bénéfice psychologique de la chirurgie esthétique est important.

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Dans les 2 exemples ci-dessus, on voit bien que le résultat de la chirurgie esthétique est de redonner confiance en soi. On pourrait d’ailleurs citer d’autres exemples, comme la rhinoplastie pour traiter le complexe d’un nez disgracieux ou la greffe de cheveux pour remédier à une calvitie mal vécue. Dans tous les cas, la finalité thérapeutique est l’amélioration de la santé psychique par la restauration de l’image de soi.

En conclusion, je pense que lorsqu’il y a une souffrance psychique liée à un complexe physique pour lequel il y a un traitement adapté, il est souhaitable de passer à l’acte. Pourquoi souffrir ? Pourquoi attendre ? Il faut savoir s’autoriser la chirurgie esthétique !

Le bénéfice psychologique de la chirurgie esthétique est important

Le bénéfice psychologique de la chirurgie esthétique est important

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