Chirurgie esthétique des seins : progrès des implants en polyuréthane

J’ai participé à une table ronde entre chirurgiens plasticiens lors du récent congrès de la SoFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique) qui faisait le point sur l’utilisation des prothèses mammaires en polyuréthane. 

Les indications des implants mammaires en polyuréthane

Depuis quelques années, lorsque je choisis des prothèses de forme anatomique, j’utilise uniquement des prothèses en polyuréthane.

J’utilise préférentiellement les prothèses anatomiques dans les cas suivants : 

  • quand mes patientes souhaitent obtenir des seins en forme de poire (recherche d’un résultat naturel).
  • quand les seins sont vidés au niveau du pôle supérieur (du fait des grossesses et de l’allaitement). 
  • quand les seins sont implantés bas sur un thorax long.

Alors que la prothèse anatomique en gel de silicone présente un risque de rotation après sa pose, l’implant anatomique en polyuréthane évite ce risque grâce à sa texture particulière qui produit une sorte d’effet “velcro” arrimant la prothèse aux tissus.

La fabrication des implants en polyuréthane a fait des progrès

La fabrication des implants en polyuréthane a fait des progrès et les anciennes objections ne tiennent plus. Ils sont désormais plus souples et donc plus faciles à placer. Ils se retirent, si besoin est, aussi facilement que les classiques prothèses en silicone.

Par ailleurs, alors qu’il n’existait qu’un seul fabricant brésilien, il y a désormais plusieurs fabricants de prothèses en polyuréthane — notamment un fabricant allemand — ce qui permet d’avoir le choix et est un gage de fiabilité et de suivi.

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Enfin, les prothèses mammaires en polyuréthane présentent d’autres avantages. Les études internationales montrent en effet qu’elles diminuent significativement le risque de “coque” — induration du sein dû à un rejet de la prothèse — et relèvent globalement un taux de complications nettement plus faible.

Les prothèses en polyuréthane nous permettent aujourd’hui de répondre encore mieux aux souhaits des patientes dans certaines indications difficiles.

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Pour les seins trop gros, la réduction mammaire

Des seins trop volumineux  (hypertrophie mammaire) sont  un vrai problème pour une jeune femme. C’est un motif fréquent de consultation dans mon cabinet de chirurgien plasticien.

L’hypertrophie mammaire provoque, en plus d’une gêne physique, une altération de l’image corporelle. Elle empêche de mener une vie normale et de se sentir bien dans son corps de femme en devenir. La réduction mammaire est l’intervention chirurgicale qui permet de traiter l’excès de glande mammaire.

Un développement hypertrophié de la glande mammaire

L’hypertrophie mammaire peut se rencontrer chez la jeune femme chez qui la glande mammaire s’est développée de façon trop importante au moment de la puberté. Elle s’accompagne souvent d’un affaissement du sein appelé ptôse — la peau qui est le soutien-gorge naturel du sein n’ayant pas pu résister à cette prise de poids brutale.

Il peut également se produire une dissymétrie des seins et un élargissement inesthétique des aréoles.

Une souffrance physique et morale

L’hypertrophie mammaire se traduit par une souffrance physique (mal de dos, douleur dans les épaules) et par une réelle souffrance morale qu’il me paraît important de traiter de façon à ce que le complexe ne s’installe pas. Je considère en effet qu’il est inutile d’attendre trop longtemps pour pratiquer une réduction mammaire. Il convient simplement d’attendre la fin de la puberté quand la poitrine est stabilisée en volume et en croissance.

Une technique de réduction mammaire à cicatrice courte

La réduction mammaire, ou plastie mammaire de réduction, suscite souvent des réticences : la “rançon cicatricielle”, c’est à dire la crainte qu’il y ait une cicatrice trop grande.

Chez la jeune femme, j’utilise souvent une technique à cicatrice courte verticale et autour de l’aréole. Ce qui constitue le compromis entre une solution durable et une cicatrice qui se voit le moins possible. Après l’intervention, j’adjoins souvent un traitement laser pour améliorer le résultat, lisser et éclaircir la cicatrice.

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La réduction mammaire est une intervention de chirurgie esthétique que j’aime vraiment pratiquer. Parce qu’elle apporte un bien-être physique immédiat à la jeune patiente ainsi qu’un réel bénéfice psychologique à la jeune femme qui est complexée par une poitrine trop volumineuse.

La réduction mammaire, une intervention qui décomplexe la jeune femme

La réduction mammaire, une intervention qui décomplexe la jeune femme

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Les implants mammaires ne suffisent pas à corriger les seins tombants

Beaucoup de patientes viennent consulter avec une poitrine qui s’est vidée et des seins qui tombent, souvent dans les suites d’un amaigrissement, de grossesses multiples, d’un allaitement prolongé ou encore lors de la ménopause. Beaucoup d’entre elles pensent que la pose d’implants mammaires (vidéo) pourra corriger leurs seins tombants. En fait, tout dépend de l’examen clinique et de la position de l’aréole du sein par rapport au sillon sous-mammaire.

Vraie ou fausse ptôse ?

Si l’aréole du sein reste projetée au-dessus du sillon sous-mammaire, il s’agit d’une pseudo-ptôse ou fausse ptôse. Dans ce cas, les implants mammaires permettront à la fois de regonfler le sein et de le remonter. La pose de prothèses se fait en mode “dual plane” , c’est à dire en partie derrière la glande du sein, et en partie derrière le muscle. En utilisant des prothèses anatomiques le résultat sera très naturel.

Si l’aréole est projetée en dessous du sillon sous-mammaire, il s’agit alors d’une ptôse mammaire ou chute de la poitrine. Dans ce cas, il est illusoire de penser que les implants à eux seuls vont remonter la poitrine. Le plus probable est que la pose d’implants mammaires transforme un sein tombant en gros sein tombant.

En cas de ptôse, la plastie-prothèse mammaire

Dans ce cas, il faut compléter la pose d’implants mammaires par une plastie mammaire qui est un simple geste chirurgical supplémentaire. C’est ce qu’on appelle une plastie-prothèse : deux interventions en une seule. La plastie mammaire a pour objectif de repositionner l’aréole sur le sein en la recentrant. Elle réduit également l’excès de peau existant. Il y aura alors une cicatrice tout autour de l’aréole dont j’optimise la taille et l’emplacement.

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En cas de ptôse mammaire, la pose d’implants mammaires ne suffit pas à remonter les seins. La plastie-prothèse est alors une intervention sur-mesure qui permet de vraiment remodeler la poitrine. J’aime la pratiquer parce qu’elle permet à mes patientes de retrouver une poitrine jeune et naturelle.

La plastie-prothèse : deux interventions en une pour remodeler la poitrine

La plastie-prothèse : deux interventions en une pour remodeler la poitrine

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