Le point sur les nouvelles techniques esthétiques, dans ELLE

Dans ELLE du 26 avril, un article fait un point sur « Ce que peuvent les nouvelles techniques esthétiques ».

J’y suis cité à plusieurs reprises à propos de différents traitements non invasifs développés récemment pour modeler la silhouette.

On a en effet la chance aujourd’hui de disposer de nombreux traitements médicaux non-chirurgicaux anti-cellulite et tenseurs de la peau.

Je pense en particulier aux ondes de choc acoustique, à la radio-fréquence et ultrasons ou encore au procédé micro-invasif de la subcision Cellfina qui permettent à des degrés divers de traiter différents types de lésions : excès graisseux superficiel, capitons graisseux, relâchement cutané.

Comme je l’explique dans ELLE, la solution pour optimiser les résultats consiste souvent, vu la complexité du phénomène de la cellulite adipeuse, à combiner les traitements…

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Implants mammaires : l’incompréhension (communiqué SOFCEP - SNCPRE du 5 avril)

L’ANSM vient de prendre, brutalement et unilatéralement, la décision de suspendre les prothèses macro texturées et polyuréthane ne suivant pas en cela les conclusions de ses propres experts du 8 février dernier. Après avoir auditionné les fabricants, les représentants des sociétés savantes que sont la SOFCEP et la SOFCPRE ainsi que les patientes, ce Comité avait conseillé l’exclusion des seules prothèses macro texturées Biocell, surreprésentées dans les cas français de LAGC-AIM répertoriés.

L’ANSM indique, dans son communiqué, que sa décision a été prise « par mesure de précaution », laquelle ne conduit pas toutefois à recommander « une explantation préventive pour les femmes porteuses de ces mêmes implants ».

La SOFCEP et le SNCPRE constatent avec effarement que l’histoire se répète, que le moratoire « par précaution » de 1992, suivi de l’interdiction « par précaution » de 1995, ne conduit toujours pas les pouvoirs publics à prendre des décisions sur la seule base d’une exploitation scientifique de statistiques fiables. Une fois de plus, la contagion émotionnelle conduit les responsables sanitaires à diffuser une perception réaliste mais irrationnelle.

L’ANSM a rejeté l’évaluation scientifique et a diffusé, inutilement, une information gravement anxiogène pour les 85% de patientes porteuses d’implants texturés.

Depuis 24 heures et au-delà des inquiétudes liées à leur état de santé, des milliers de femmes interrogent leurs praticiens sur les conditions de prises en charge financière d’une explantation souhaitée bien que non recommandée par la décision de police sanitaire de l’ANSM. Comment concilier l’angoisse provoquée par l’annonce de l’interdiction et l’apaisement lié à la rareté du risque ?

La souffrance des patientes face à l’annonce de l’ANSM doit être entendue et traitée.

La SOFCEP rappelle que, depuis 2011, les plasticiens sont parfaitement informés et formés à diagnostiquer la pathologie rarissime que représente le LAGC-AIM, en s’appuyant notamment sur le réseau Lymphopath. Pris dans sa phase initiale, le simple retrait de l’implant et sa capsule permet de traiter la pathologie.

Les femmes doivent donc sereinement consulter leurs praticiens.

Nous, chirurgiens plasticiens, restons vigilants aux côtés de nos patientes pour les suivre et apporter une réponse de sécurité sanitaire fondée sur des évaluations scientifiques du risque LAGC-AIM.

SOFCEP - Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens

SNCPRE - Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique

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Beauté et chirurgie esthétique : les jeunes sous influence des réseaux sociaux

Les jeunes de moins de 35 ans sont de plus en plus séduits par la chirurgie esthétique. Très influencés par les réseaux sociaux et les stéréotypes de corps parfaits qui y abondent, nombreux sont les 18-34 ans qui rêvent de transformer leur corps.

En recourant p.e. à une augmentation mammaire, à des injections d’acide hyaluronique pour avoir les seins et les lèvres d’une vedette de la téléréalité ou bien à un lipofilling pour obtenir des fesses comparables à celles d’une bloggeuse célèbre.

Mais vouloir ressembler à tout prix à leurs idoles peut conduire certains jeunes à des demandes excessives et à une course dangereuse dont ils sous-estiment les inconvénients et les risques.

Sur ce sujet d’actualité, j’ai été filmé et interviewé pour l’enquête présentée dans le JT de 20h de Laurent Delahousse sur France 2, le dimanche 24 février.

Source: http://www.leparisien.fr/societe/la-chirur...
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Traiter la cellulite, un défi majeur pour le chirurgien plasticien

J’ai publié dans la revue professionnelle “Réalités en Chirurgie Plastique” — destinée aux chirurgiens plastique hospitaliers et libéraux — un article dans le lequel je fais le point sur les progrès fulgurants réalisés par les toutes dernières techniques médicales dans le traitement de la cellulite adipeuse.

Le point commun de ces procédés innovants est d’être peu ou non invasifs.

J’utilise aujourd’hui 3 procédés complémentaires réalisés avec des appareils de pointe :

  1. la radiofréquence monopolaire couplée aux ultrasons (Exilis®) pour traiter l’excès graisseux superficiel et le relâchement cutané ;

  2. la dépression-subscision (Cellfina®) pour traiter les capitons et obtenir un relissage cutané ;

  3. les ondes de choc acoustique (Z Wave) pour obtenir un raffermissement cutané.

La combinaison de ces traitements est extrêmement intéressante en termes de résultats obtenus.

Toutefois l’élimination de la cellulite demeure un problème complexe, un défi majeur et il convient parfois d’associer traitements chirurgicaux— p.e. une lipolyse laser ou une liposuccion superficielle — et traitements non invasifs (cf. supra) pour obtenir les meilleurs résultats, à la hauteur des espérances de mes patientes.

© iStock

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Recommandations du Directoire Professionnel des Plasticiens relatives aux implants mammaires et au risque de LAGC (Communiqué)

Prenant à la fois en compte les données scientifiques dont il dispose actuellement concernant le lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC), et les principes déontologiques qui régissent l’exercice de la Médecine, le Directoire Professionnel des Plasticiens réuni sous l’égide de la SoFCPRE recommande dorénavant de ne plus mettre en place d’implants mammaires à surface macro-texturée de type Biocell® de la marque Allergan® en raison de la sur-représentation de ces prothèses dans cette pathologie. Le Directoire reste prudent concernant les autres implants à surface macro-texturée et les implants à surface recouverte de polyuréthane, pour lesquelles les travaux se poursuivent pour déterminer une éventuelle exposition au risque.

Concernant les femmes porteuses d’implants mammaires à surface macro-texturée de type Biocell®, le Directoire ne recommande pas d’explantation préventive à titre systématique, car le risque de survenue d’un LAGC est extrêmement faible.

Comme à toutes les femmes porteuses d’implants mammaires, le Directoire recommande avec ses tutelles une surveillance annuelle chez leur chirurgien, leur gynécologue ou leur médecin traitant (examen clinique, échographie et IRM au moindre doute).

  • En cas d’épanchement abondant, d’augmentation de volume, de douleur, d’inflammation, ou de toute anomalie au niveau du sein, quel que soit le moment de sa survenue ou en cas de traumatisme sur le sein, une consultation médicale est indispensable.

  • En l’absence d’anomalies cliniques ou radiologiques, il est toutefois inutile de modifier la fréquence et les modalités d’une surveillance annuelle.

  • En cas d’explantation ou de changement d’implant, des prélèvements de capsule périprothétique ou d’un éventuel épanchement devront être systématiquement effectués pour le réseau « Lymphopath ».

Profondément soucieux de la santé de leurs patientes, les chirurgiens plasticiens français se préoccupent depuis janvier 2011 du problème du LAGC et travaillent à cet effet en étroite collaboration avec leurs instances de tutelle (DGS, ANSM, InCA) et avec les sociétés scientifiques internationales (ASAPS).

Cas de lymphomes anaplasiques à grandes cellules associés aux implants mammaires (LAGC-AIM)

Malgré le grand nombre d’inconnues, il apparaît aujourd’hui que la texturation de l’implant pourrait jouer un rôle important dans la survenue du LAGC. Grâce à son réseau « Lymphopath » unique au monde, la France a pu recenser 50 cas de LAGC de 2009 à juillet 2018. Ces cas concernaient dans la majorité des cas des implants à surface texturée. A cet égard, les chirurgiens plasticiens français avaient émis en 2017 une recommandation de prudence concernant l’utilisation des implants macrotexturés et la relativité de leur indication. Depuis lors, à la suite des conclusions des travaux commandités par l’ANSM et publiés en juillet 2018, on distingue les implants mammaires en 4 catégories selon la nature de leur surface : lisse, micro-texturée, macro-texturée, et recouverte de polyuréthane.

Si la France est le seul pays au monde à disposer du réseau de centres experts « Lymphopath », elle est en revanche en retard dans la mise en place d’un registre national de surveillance des implants mammaires. En collaboration avec la Fédération des Spécialités Médicales (FSM) et l’ANSM, le Directoire Professionnel des Plasticiens a pourtant développé un tel registre, qui est opérationnel depuis 3 ans, mais dont la mise en application s’est malheureusement heurtée jusqu’à ce jour aux procédures administratives de la CNIL.

Si le sujet est préoccupant, il faut toutefois garder le sens de la mesure et ne pas inquiéter inutilement la population. La fréquence du LAGC est si faible que le risque est encore très difficile à quantifier. Pour la même raison, il n’est pas possible d’identifier précisément les facteurs de risques associés à cette pathologie, qui sont vraisemblablement multiples. A côté de la texturation de surface des implants en effet, le rôle de certains microbes et le terrain génétique ont été incriminés, qui nécessitent aussi des études complémentaires.

Tant en chirurgie reconstructrice qu’en chirurgie esthétique, et lorsqu’il n’existe pas de solution alternative raisonnable, le Directoire souligne que les bénéfices apportés aux patientes par les implants mammaires sont actuellement infiniment supérieurs au risque de LAGC.

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Pour le Directoire Professionnel des Plasticiens, le 22 novembre 2018

  • Catherine Bruant-Rodier, Présidente de la SoFCPRE et de la section 50 du CNU

  • Gilbert Vitale, Président de la SoFCEP

  • Véronique Martinot-Duquennoy, Présidente du Collège

  • Sébastien Garson, Président du Syndicat et de l’OA Plastirisq

  • Stéphane de Mortillet, Secrétaire du chapitre de sénologie-oncoplastie de la SoFCPRE

  • Marc Revol, Secrétaire Général de la SoFCPRE

  • Michet Rouif, Secrétaire Général de la SoFCEP

  • Richard Abs, Secrétaire Général du Syndicat et Secrétaire du chapitre d’esthétique de la SoFCPRE

  • Eric Arnaud, Secrétaire Général du Collège et de l’OA Plastirisq

Source: https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Point...
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