Augmentation mammaire, est-ce que ça fait mal ?

La douleur liée à l’augmentation mammaire dépend du volume et de la position des implants mammaires ; temporaire, elle se traite avec des antalgiques. Pratiquée sous anesthésie générale, l’augmentation mammaire est une intervention chirurgicale très fréquente et sûre.

L’augmentation mammaire n’est pas indolore

La douleur est due à la distension de la peau et — le cas échéant — du muscle pectoral. La position de l’implant est déterminante :

  1. Lorsque la prothèse est placée devant le muscle pectoral, la douleur est moindre puisque seule la peau est concernée.
  2. Lorsque la prothèse est insérée derrière le muscle pectoral, la douleur est plus importante puisque le muscle est sollicité et se contracte.
  3. Dans la troisième technique d’augmentation mammaire — le dual plan — plus moderne et à laquelle je recours le plus souvent, la douleur est plus modérée. 

Le volume des implants mammaires influe aussi directement sur l’intensité de la douleur. Plus la prothèse est grosse, plus la distension des tissus est importante et plus ça fait mal. 

Si l’augmentation mammaire n’est pas une intervention totalement indolore, la douleur n’est pas durable. Elle diminue au fur et à mesure que le muscle se relâche et que les tissus s’étirent : cela prend quelques jours après l’opération. Cela dépend également des patientes.

Comment prévenir la douleur de l’augmentation mammaire ?

Dans tous les cas, la douleur peut être facilement atténuée et abrégée : 

  • Pendant l’opération, j’injecte un anesthésique local dans la future loge de la prothèse et dans l’épaisseur du muscle en cas de position rétro-musculaire, ce qui prolonge l’effet de l’anesthésie après le réveil.
  • Après l’opération, je prescris des antalgiques et des anti-inflammatoires, accompagnés d’un petit décontractant musculaire.

Doit-on souffrir pour être belle ? Ce n’est pas du tout ma conception de la chirurgie esthétique. Je suis extrêmement attentif à cette problématique de la douleur et mets en place toutes les mesures pour la traiter. 

Prévenir la douleur de l'augmentation mammaire

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Doit-on souffrir pour être beau ?

C’est un cliché, la chirurgie et la médecine esthétiques feraient mal. Aujourd’hui pourtant, de nombreux moyens existent pour contrôler et prévenir autant que possible la douleur physique.

En médecine esthétique du visage

Dans le cas des injections (vidéo), je préviens la douleur à deux niveaux. Tous les produits d’injection que j’utilise contiennent un anesthésique local. Je refuse d’utiliser les autres produits parce que je pense qu’il n’y a pas de raison que les patients souffrent. Ma connaissance de l’anatomie et de l’innervation de la face me permet de faire des anesthésies locales de la zone du visage à traiter. Après les injections, il n’existe pas de douleurs résiduelles.

En chirurgie esthétique

Dans le cas des liposuccions, j’utilise, lors de l’infiltration du liquide qui aidera à l’aspiration des graisses, un anesthésique local qui diminue la douleur au réveil et aussi un produit qui réduit les hématomes post-opératoires.

Pendant les interventions de chirurgie esthétique, qu’il s’agisse d’un lifting, d’une plastie abdominale, d’une rhinoplastie ou d’une augmentation mammaire, j’injecte, en plus de l’anesthésie générale, des anesthésiques locaux qui permettent de diminuer la douleur au réveil.

En phase post-opératoire, il existe une gamme de produits antalgiques ciblés que je prescris en fonction de l’intervention et de la nature de douleur : douleur musculaire, contusions, distensions cutanées.

Certaines interventions sont quasi-indolores même si les suites post-opératoires sont impressionnantes du fait du gonflement des tissus ; c’est le cas des opérations de la face : rhinoplastie, chirurgie des paupières, lifting.

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Faut-il souffrir pour être beau ? Non, ce n’est pas du tout ma conception. Si la douleur survient — et c’est un mécanisme naturel du corps — elle est tout à fait contrôlable. Dans ma pratique de chirurgien-plasticien (vidéo), la douleur est prise en compte : je la traite et la préviens pendant les soins esthétiques et pendant les opérations de chirurgie esthétique ainsi qu’en suivi post-opératoire.

Chirurgie et médecine esthétique, on peut prévenir et contrôler la douleur

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