Beauté et chirurgie esthétique : les jeunes sous influence des réseaux sociaux

Les jeunes de moins de 35 ans sont de plus en plus séduits par la chirurgie esthétique. Très influencés par les réseaux sociaux et les stéréotypes de corps parfaits qui y abondent, nombreux sont les 18-34 ans qui rêvent de transformer leur corps.

En recourant p.e. à une augmentation mammaire, à des injections d’acide hyaluronique pour avoir les seins et les lèvres d’une vedette de la téléréalité ou bien à un lipofilling pour obtenir des fesses comparables à celles d’une bloggeuse célèbre.

Mais vouloir ressembler à tout prix à leurs idoles peut conduire certains jeunes à des demandes excessives et à une course dangereuse dont ils sous-estiment les inconvénients et les risques.

Sur ce sujet d’actualité, j’ai été filmé et interviewé pour l’enquête présentée dans le JT de 20h de Laurent Delahousse sur France 2, le dimanche 24 février.

Source: http://www.leparisien.fr/societe/la-chirur...
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Est-il difficile d’avoir de belles fesses ?

Il est étonnant de voir comment la pose de prothèses d’augmentation fessière — aussi appelés implants glutéaux — a mauvaise réputation en France, où cette intervention est assez peu pratiquée, alors qu’elle est extrêmement pratiquée en Amérique centrale et en Amérique latine. C’est d’ailleurs le Dr. Raul Gonzales, un chirurgien plasticien brésilien, qui a mis au point la technique que j’utilise aujourd’hui.

L’augmentation fessière a en effet la réputation d’une chirurgie difficile, douloureuse, avec risque de nombreuses complications post-opératoires, parmi lesquelles le déplacement de prothèse, des hématomes, des épanchements de lymphe et des douleurs persistantes. Cette réputation ne correspond pas à la réalité que je connais ni à mon expérience. Voyons pourquoi et comment on peut obtenir de belles fesses sans risque ni douleur.

Comment bien placer les prothèses fessières

La technique du Dr. Gonzales — que j’ai eu l’occasion de voir opérer à plusieurs reprises — est pourtant simple, une fois la phase d’apprentissage faite. Cette technique consiste à placer la prothèse dans l’épaisseur même du muscle fessier, et non pas au dessus du muscle — solution qui favorise le déplacement — ni au dessous du muscle dans un espace très profond — solution source de complication, en particulier au niveau du nerf sciatique.

Dans la technique que j’emploie, on crée donc un espace virtuel dans l’épaisseur même du muscle fessier, espace dans lequel va être placée et complètement enveloppée la prothèse. La prothèse fessière est en silicone, identique à celui des prothèses mammaires, mais avec un gel à ultra-haute cohésivité, à la fois plus solide et plus malléable, pour s’adapter au mouvement musculaire dans une partie du corps très sollicitée par la marche et la position assise. La paroi en est strictement lisse pour éviter toute friction avec le muscle.

Augmentation fessière, obtenir un résultat naturel et durable

Le choix de la la position dite “intramusculaire” pour la prothèse fessière permet d’obtenir un résultat très naturel en ne rebombant pas le muscle fessier et donc la fesse. La position intramusculaire évite toute visibilité de la prothèse qu’elle rend indécelable et dont elle empêche le déplacement secondaire.

J’aime cette technique d’augmentation fessière car elle donne un résultat durable voire définitif — contrairement aux injections d’acide hyaluronique dans les fesses. Le résultat est prédictible contrairement à celui des injections de graisse (lipofilling) où la résorption graisseuse, qui intervient toujours dans les suites, rend la prédiction du volume du résultat final difficile. Enfin l’augmentation par prothèse est toujours réalisable, même en l’absence de graisse, contrairement au lipofilling ; d’autant plus que les jeunes patientes demandeuses de ce type d’intervention n’ont souvent pas beaucoup de graisse.

Je trouve donc que la mauvaise réputation des prothèses d’augmentation fessière est injuste, y-compris au sujet de la douleur car, si douleur il y a, elle reste parfaitement supportable et contrôlée par antalgiques et anti-inflammatoires.

La moindre douleur résulte aussi de l’utilisation de prothèses de volume modéré, plus faible que ce qui est habituellement réalisé en Amérique du sud. En France, la demande et les canons de beauté sont différents et il y a une tradition de mesure et de raison de la chirurgie plastique française qui modère l’ampleur et le volume de l’augmentation des fesses.

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En matière d’augmentation fessière, l’alliance de la “French Touch” avec la meilleure des techniques brésiliennes présente l’avantage de prévenir complications et douleur, tandis que les résultats sont superbes.

De belles fesses sans risque ni douleur

De belles fesses sans risque ni douleur

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La sculpture globale du corps : une nouvelle approche en chirurgie esthétique

Une nouvelle démarche  est en train de naître en chirurgie esthétique : l’idée principale est d’appréhender le corps dans sa globalité, il s’agit en effet de prendre en compte la silhouette dans son ensemble. La philosophie qui préside à cette évolution est de rendre le corps plus beau et plus harmonieux. Dans cette perspective, je pense que la chirurgie esthétique est alors un moyen pour atteindre ce but et non une fin en soi.

Le rôle esthétique du chirurgien-plasticien

Le chirurgien-plasticien exerce pleinement son rôle esthétique : il travaille les lignes du corps, redessine la silhouette et cherche à mettre en valeur la féminité de ses patientes. L’objectif n’est plus de chasser la graisse un peu partout sur le corps mais bien plutôt de mettre en valeur les formes. Il  s’agit de façonner les volumes de façon à accentuer les contrastes pour obtenir des lignes harmonieuses et ainsi “sculpter” la silhouette.

Quelques exemples permettent de comprendre cette nouvelle approche

A une patiente qui a des poignées d’amour et qui souhaite retrouver une taille fine, je conseillerais une liposuccion de la taille mais aussi une aspiration des flancs accompagnée d’une augmentation fessière par lipofilling (injection de la propre graisse de la patiente). L’idée est ainsi de jouer sur les contrastes de volumes de la silhouette, le but est d’accroître  la féminité et la sensualité des courbes.

A une patiente qui veut réduire sa culotte de cheval, je conseillerais bien sûr de pratiquer une liposuccion sur cette zone du corps, je conserverais néanmoins un peu de graisse pour ne pas transformer la silhouette en un “tube” et je redessinerais les fesses de façon à bien marquer les volumes et la sensualité de la silhouette.

A un patient qui trouve qu’il a un trop gros ventre, je proposerais une liposuccion abdominale qui me permettrait également de redessiner les muscles abdominaux.

Cette évolution vers un modelage global de la silhouette résulte de plusieurs facteurs

Il y a bien sûr les progrès des techniques de chirurgie esthétique. Par exemple en matière de liposuccion, des appareils moins agressifs et plus précis sont utilisés pour aspirer ou réinjecter de la graisse. La combinaison des techniques est aussi indiquée : dans ma pratique, j’associe ainsi fréquemment liposuccion et lipolyse laser.

Il y a surtout  une exigence plus importante de la part des patients et des chirurgiens plasticiens qui souhaitent, ensemble, obtenir des résultats vraiment qualitatifs, naturels et esthétiques.

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Cette nouvelle approche globale du corps, attentive à toute la silhouette et pas seulement à telle ou telle partie, en combinant plusieurs techniques, correspond parfaitement à ma philosophie (vidéo) de la chirurgie esthétique.

Le modelage global pour mettre en valeur la féminité

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