Beauté et chirurgie esthétique : les jeunes sous influence des réseaux sociaux

Les jeunes de moins de 35 ans sont de plus en plus séduits par la chirurgie esthétique. Très influencés par les réseaux sociaux et les stéréotypes de corps parfaits qui y abondent, nombreux sont les 18-34 ans qui rêvent de transformer leur corps.

En recourant p.e. à une augmentation mammaire, à des injections d’acide hyaluronique pour avoir les seins et les lèvres d’une vedette de la téléréalité ou bien à un lipofilling pour obtenir des fesses comparables à celles d’une bloggeuse célèbre.

Mais vouloir ressembler à tout prix à leurs idoles peut conduire certains jeunes à des demandes excessives et à une course dangereuse dont ils sous-estiment les inconvénients et les risques.

Sur ce sujet d’actualité, j’ai été filmé et interviewé pour l’enquête présentée dans le JT de 20h de Laurent Delahousse sur France 2, le dimanche 24 février.

Source: http://www.leparisien.fr/societe/la-chirur...
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IMCAS World Congress 2019 : atelier interactif avec le Dr Marcos Sforza

Je participe à l’IMCAS 2019, le congrès mondial en dermatologie, chirurgie plastique et sciences esthétiques, qui se tient à Paris au Palais des Congrès du 31 janvier au 2 février.

Pour sa 21ème édition annuelle, cet événement — l’un des plus importants au monde — accueillera 10 000 visiteurs de plus de 100 pays différents, 300 exposants. Plus de 700 intervenants internationalement reconnus animeront 265 sessions durant 3 jours intenses, avec plus de 310 heures de formation sur les thèmes clé de la chirurgie plastique et de la médecine esthétique.

J’interviendrai notamment le vendredi 1er février, en ma qualité de chirurgien plasticien, pour assister le docteur Marcos Sforza, l’un des pionniers de l’augmentation mammaire composite.

Nous réaliserons en direct les trois temps opératoires de l’augmentation mammaire composite :

  1. Le temps de liposuccion qui permettra de prélever la graisse nécessaire à la phase de lipomodelage

  2. La mise en place d’une prothèse mammaire en silicone Motiva Ergonomix™ (que j’utilise depuis quelques temps) qui, par ses propriétés, donne une forme anatomique au sein

  3. Le temps du lipofilling ou lipomodelage qui, en réalisant un nappage de l’implant, renforce l’impression de rendu naturel.

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Implants mammaires macro-texturés, comment s’y retrouver ?

Certains implants mammaires macro-texturés sont retirés du marché. Ils seraient en cause dans un nombre de cas extrêment rares de lymphome anaplasique à grandes cellules recensés en France. Rappel des faits, éléments d’information, point de vue à ce jour.

Implants mammaires macro-texturés, recommandations du Directoire des plasticiens et action de l’ANSM

J’ai publié les recommandations du 22 novembre, émanant du Directoire professionnel des plasticiens relatives aux implants mammaires et au risque de LAGC (lymphome anaplasique à grandes cellules).

Le 18 décembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), à la suite du non-renouvellement du marquage CE (Conformité Européenne) pour les implants mammaires texturés de la marque Allergan (gammes Microcell et Biocell), a demandé que ces implants ne soient plus utilisés.

Il s’agit d’une mesure de protection dans l’attente de résultats scientifiques d’études plus approfondies.

Lymphome LAGC et implants mammaires, les faits

Sont à ce jour recensés en France 56 cas de lymphome LAGC sur environ 500 000 femmes porteuses d’implants mammaires. L’étude de ces 56 cas montrerait un lien de causalité entre le port de prothèses macro-texturées Allergan de type Biocell et la survenue de LAGC, dans un nombre de cas très limité.

Pour tous les autres implants, qu’ils soient lisses, micro-texturés ou macro-texturés non Biocell et non Microcell, ou recouverts de polyuréthane, il n’existe, à ce jour, aucun argument scientifique reliant ces types de prothèses au LAGC.

Mon point de vue sur les implants macro-texturés

J’avais pour ma part indiqué dans mon blog, dès le 31 mars 2015, qu’il convenait à mon avis de retirer du marché ce type d’implant mammaire macro-texturé.

De mon côté, je tiens à informer mes patientes factuellement : je n’utilise pas ces implants. Je précise que je les ai utilisés pour 5 cas, uniquement entre 2003 et 2004, en chirurgie reparatrice ou pour des indications spécifiques. C’était alors la prescription pour reconstituer un sein de forme anatomique, sans risque connu à l’époque de complication LAGC. Ces patientes sont suivies et vont très bien à ce jour.

Les marques d’implants mammaires que j’utilise disposent toutes du marquage CE et ne sont pas concernées par la recommandation de non utilisation de l’ANSM.

Quel suivi pour les femmes porteuses d’implants mammaires ?

Je reste à l’écoute et à la disposition de mes patientes.

Les patientes qui souhaitent vérifier les références de leurs implants mammaires peuvent me contacter par mail ou bien appeler le cabinet et je leur répondrai personnellement.

Dans tous les cas, après la pose d’implants mammaires, je réitère ma recommandation d’un suivi régulier. Ce suivi doit s’effectuer systématiquement et dans la durée. Personnellement, je revois mes patientes tous les ans et je les re-convoque également dix ans après l’intervention. D’une façon générale toute patiente porteuse d’implants mammaires doit se faire suivre, comme les bonnes pratiques l’exigent.

Je continuerai à tenir mes patientes informées au fur et à mesure de l’évolution et de l’actualité de ce dossier.

© iStock

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Augmentation mammaire composite pour une poitrine plus naturelle

Augmenter sa poitrine de façon plus naturelle… Ou comment augmenter et redonner du volume à une poitrine avec un résultat particulièrement naturel ? La pose de prothèses associée à une injection de graisse (lipofilling) permet de rendre les implants mammaires invisibles et insoupçonnables au toucher.

Combiner 2 techniques d’augmentation mammaire

Les implants mammaires sont une technique utilisée depuis longtemps qui permet d’obtenir le volume et la forme de seins souhaités. Inconvénient chez les patientes minces : les implants mammaires restent visibles et palpables. Et même si les prothèses ont beaucoup évolué ces dernières années, le résultat est un peu moins naturel qu’une poitrine véritable.

Le lipofilling mammaire est une technique récente qui présente de nombreux avantages : elle donne un côté naturel à la poitrine sans introduire de corps étranger dans l’organisme. Le lipofilling consiste en effet à réinjecter dans le sein la propre graisse de la patiente, prélevée par lipoaspiration sur une autre partie du corps et purifiée. Il y a cependant quelques limites : il n’est pas possible de créer un volume important — pas plus d’un demi-bonnet par intervention — et la technique nécessite une quantité de graisse disponible chez la patiente.

Augmentation mammaire composite, qu’est-ce que c’est ?

L’augmentation mammaire composite consiste à associer les deux techniques ci-dessus.

On implante d’abord des prothèses mammaires — de forme ronde ou anatomique — pour obtenir le volume souhaité.

Puis on réalise un lipofilling de la poitrine. Le nappage graisseux réalisé en surface de la prothèse mammaire permet d’en camoufler les bords et de donner ainsi plus de souplesse au sein. La réinjection de la graisse prélevée et purifiée se fait au moyen de canules très fines qui ne laissent aucune cicatrice.

Le lipofilling permet aussi de masquer le bombement du pôle supérieur des seins généré par la pose des implants, en améliorant la transition entre le thorax et le sein — la pente sera en effet progressive et d’aspect plus naturel.

Autre avantage, cette combinaison permet de choisir une prothèse mammaire plus petite, de moindre poids, ce qui favorise l’intégration harmonieuse de l’implant sur la poitrine et un meilleur vieillissement des seins.

Au passage, la lipoaspiration corrige les éventuels amas graisseux inesthétiques au niveau du ventre, des hanches, des cuisses ou encore des genoux.

Cette intervention permet une augmentation des seins particulièrement réussie car elle modifie le volume et la forme de la poitrine selon le désir de la patiente tout en lui procurant un toucher naturel et souple :

  • elle s’adresse en priorité aux patientes minces qui ont très peu de poitrine et chez qui, la pose d’implants mammaires seule aura du mal à donner un résultat vraiment naturel. Elle est moins indiquée chez les patientes qui présentent un volume mammaire permettant de masquer facilement les implants mammaires ;

  • elle rajoute évidemment du temps opératoire pendant l’intervention puisqu’il faut, pour procéder au lipofilling, successivement prélever la graisse chez la patiente, la traiter et ensuite la réinjecter.

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J’aime proposer cette technique du “sein composite” à mes patientes minces car le résultat obtenu est très naturel — ce qui est difficile à atteindre par la seule pose de prothèses mammaires. L’augmentation mammaire composite permet l’embellissement global du buste en gommant les petits défauts associés à la pose d’implants.

L'augmentation mammaire composite pour un sein naturel

L'augmentation mammaire composite pour un sein naturel

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Recommandations du Directoire Professionnel des Plasticiens relatives aux implants mammaires et au risque de LAGC (Communiqué)

Prenant à la fois en compte les données scientifiques dont il dispose actuellement concernant le lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC), et les principes déontologiques qui régissent l’exercice de la Médecine, le Directoire Professionnel des Plasticiens réuni sous l’égide de la SoFCPRE recommande dorénavant de ne plus mettre en place d’implants mammaires à surface macro-texturée de type Biocell® de la marque Allergan® en raison de la sur-représentation de ces prothèses dans cette pathologie. Le Directoire reste prudent concernant les autres implants à surface macro-texturée et les implants à surface recouverte de polyuréthane, pour lesquelles les travaux se poursuivent pour déterminer une éventuelle exposition au risque.

Concernant les femmes porteuses d’implants mammaires à surface macro-texturée de type Biocell®, le Directoire ne recommande pas d’explantation préventive à titre systématique, car le risque de survenue d’un LAGC est extrêmement faible.

Comme à toutes les femmes porteuses d’implants mammaires, le Directoire recommande avec ses tutelles une surveillance annuelle chez leur chirurgien, leur gynécologue ou leur médecin traitant (examen clinique, échographie et IRM au moindre doute).

  • En cas d’épanchement abondant, d’augmentation de volume, de douleur, d’inflammation, ou de toute anomalie au niveau du sein, quel que soit le moment de sa survenue ou en cas de traumatisme sur le sein, une consultation médicale est indispensable.

  • En l’absence d’anomalies cliniques ou radiologiques, il est toutefois inutile de modifier la fréquence et les modalités d’une surveillance annuelle.

  • En cas d’explantation ou de changement d’implant, des prélèvements de capsule périprothétique ou d’un éventuel épanchement devront être systématiquement effectués pour le réseau « Lymphopath ».

Profondément soucieux de la santé de leurs patientes, les chirurgiens plasticiens français se préoccupent depuis janvier 2011 du problème du LAGC et travaillent à cet effet en étroite collaboration avec leurs instances de tutelle (DGS, ANSM, InCA) et avec les sociétés scientifiques internationales (ASAPS).

Cas de lymphomes anaplasiques à grandes cellules associés aux implants mammaires (LAGC-AIM)

Malgré le grand nombre d’inconnues, il apparaît aujourd’hui que la texturation de l’implant pourrait jouer un rôle important dans la survenue du LAGC. Grâce à son réseau « Lymphopath » unique au monde, la France a pu recenser 50 cas de LAGC de 2009 à juillet 2018. Ces cas concernaient dans la majorité des cas des implants à surface texturée. A cet égard, les chirurgiens plasticiens français avaient émis en 2017 une recommandation de prudence concernant l’utilisation des implants macrotexturés et la relativité de leur indication. Depuis lors, à la suite des conclusions des travaux commandités par l’ANSM et publiés en juillet 2018, on distingue les implants mammaires en 4 catégories selon la nature de leur surface : lisse, micro-texturée, macro-texturée, et recouverte de polyuréthane.

Si la France est le seul pays au monde à disposer du réseau de centres experts « Lymphopath », elle est en revanche en retard dans la mise en place d’un registre national de surveillance des implants mammaires. En collaboration avec la Fédération des Spécialités Médicales (FSM) et l’ANSM, le Directoire Professionnel des Plasticiens a pourtant développé un tel registre, qui est opérationnel depuis 3 ans, mais dont la mise en application s’est malheureusement heurtée jusqu’à ce jour aux procédures administratives de la CNIL.

Si le sujet est préoccupant, il faut toutefois garder le sens de la mesure et ne pas inquiéter inutilement la population. La fréquence du LAGC est si faible que le risque est encore très difficile à quantifier. Pour la même raison, il n’est pas possible d’identifier précisément les facteurs de risques associés à cette pathologie, qui sont vraisemblablement multiples. A côté de la texturation de surface des implants en effet, le rôle de certains microbes et le terrain génétique ont été incriminés, qui nécessitent aussi des études complémentaires.

Tant en chirurgie reconstructrice qu’en chirurgie esthétique, et lorsqu’il n’existe pas de solution alternative raisonnable, le Directoire souligne que les bénéfices apportés aux patientes par les implants mammaires sont actuellement infiniment supérieurs au risque de LAGC.

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Pour le Directoire Professionnel des Plasticiens, le 22 novembre 2018

  • Catherine Bruant-Rodier, Présidente de la SoFCPRE et de la section 50 du CNU

  • Gilbert Vitale, Président de la SoFCEP

  • Véronique Martinot-Duquennoy, Présidente du Collège

  • Sébastien Garson, Président du Syndicat et de l’OA Plastirisq

  • Stéphane de Mortillet, Secrétaire du chapitre de sénologie-oncoplastie de la SoFCPRE

  • Marc Revol, Secrétaire Général de la SoFCPRE

  • Michet Rouif, Secrétaire Général de la SoFCEP

  • Richard Abs, Secrétaire Général du Syndicat et Secrétaire du chapitre d’esthétique de la SoFCPRE

  • Eric Arnaud, Secrétaire Général du Collège et de l’OA Plastirisq

Source: https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Point...
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