Prévenir la rotation des prothèses mammaires en obtenant un résultat naturel et durable

Les prothèses mammaires macro-texturées et en polyuréthane sont désormais interdites en France. Or leur forme anatomique en faisait un excellent moyen d’éviter d’éventuelles complications, telles que le déplacement de la prothèse et les douleurs associées. Il a donc fallu trouver d’autres solutions pour prévenir la rotation des prothèses, tout en obtenant un résultat à l’aspect très naturel ; voici celles que je pratique.

Recréer une forme anatomique en utilisant des prothèses rondes

Tout d’abord, je me refuse à utiliser les prothèses anatomiques micro-texturées. Elles restent certes autorisées mais n’offrent pas une solution valable car elles se déplacent de façon quasi-systématique, d’une manière qu’il est impossible de prévoir. 

J’utilise donc des prothèses rondes nanotexturées grâce auxquelles j’ai des solutions efficaces pour recréer une forme naturelle anatomique tout en prévenant le risque de rotation des prothèses.

Les implants Motiva Ergonomix™

J’ai choisi (depuis déjà 3 ans) les implants Motiva Ergonomix™ parce que, outre la nanotexture de l’enveloppe qui optimise la bio-compatibilité avec l’organisme, ils contiennent un gel de silicone particulier. 

Grâce à ce gel Ergonomix™ dit progressif, les implants Motiva réagissent de la même façon qu’un sein naturel : ils s’adaptent avec la gravitation à la position de la patiente. Lorsque la patiente est en position debout, ce gel va tendre vers le pôle inférieur du sein et, par simple effet de gravité, donner à la poitrine le profil “en poire” qui est naturel dans cette position. 

De plus, le choix entre différents niveaux de viscosité du gel permet de définir le degré de fermeté souhaité au toucher. Cette solution donne d’excellents résultats.


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L’augmentation mammaire composite

Pour un résultat encore plus naturel je peux aussi associer une prothèse ronde avec une injection de graisse dans les seins. 

Réinjecter la propre graisse de la patiente est une excellente technique pour optimiser le volume en même temps que l’aspect d’un sein. À deux conditions toutefois : que la réserve de graisse disponible de la patiente soit suffisante et que son désir d’augmentation soit modéré, de un demi-bonnet à un bonnet. 

L’intérêt de combiner les implants ronds avec un lipofilling des seins est de pouvoir choisir une prothèse de plus petit volume et de moindre poids grâce à l’apport de graisse. Ce qui permet une intégration plus harmonieuse du nouveau sein dans la silhouette en gommant l’aspect un peu artificiel que trop de rondeur peut donner à un sein. 

De plus le lipofilling associé à un implant permet de travailler la zone de transition entre la peau du thorax et la peau du sein (permettant par exemple de masquer le relief des côtes) et ainsi de donner un résultat encore plus naturel.

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Malgré l’interdiction des prothèses anatomiques macro-texturées il existe donc de nouvelles techniques qui permettent d’obtenir des résultats naturels sans risque de rotation secondaire. Le choix de la solution sera guidé par le souhait de la patiente mais aussi par l’examen clinique, notamment de l’anatomie et de la réserve de graisse, qui seul permettra de trouver le bon compromis entre désirs et possibilités.





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Implants mammaires macro-texturés et polyuréthane suspendus en France, le point et mon avis

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a pris le 4 avril dernier la décision de suspendre les prothèses macro texturées et polyuréthane. Faisons le point à ce jour.

Mesure de précaution

L’ANSM indique avoir pris sa décision par mesure de précaution à l’égard du LAGC-AIM (lymphome anaplasique à grandes cellules). Soulignons que l’agence ne recommande pas le retrait préventif systématique de ces implants chez les patientes porteuses de tels implants. La décision de l’ANSM est uniquement de ne pas pratiquer de nouvelles poses des implants macro-texturés et polyuréthane.

Dans leur communiqué du 5 avril, rapidement relayé sur ce blog, la Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens (SOFCEP) et le Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SNCPRE), dont je suis membre, ont pris acte de cette décision tout en exprimant leur surprise.

Il est à noter que, à l’heure actuelle, la Food and Drug Administration (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) ne croit pas devoir recommander l’interdiction de ces différents implants mammaires (communiqué FDA du 2 mai).     

J’applique bien évidemment la décision de l’ANSM. Et je continue à tenir mes patientes informées sur le sujet.

Mes choix en matière d’implants mammaires

Concernant les implants macro-texturés, je ne les ai pas utilisés et avais d’ailleurs exprimé clairement mon avis dans ce blog en faveur de leur retrait du marché.

Je n’ai jamais, non plus, utilisé d’implants de la marque Allergan spécifiquement visés par l’ANSM en décembre 2018.

Jusqu’à il y a un an j’ai utilisé des implants en mousse de polyuréthane de la marque allemande Polytech. Ces implants ont rendu beaucoup de services dans les cas de reconstruction mammaire de seins tubéreux et de poitrines tombantes. Il n’existe pas à ma connaissance aujourd’hui dans le monde de cas de LAGC-AIM lié à cette marque.

Désormais j’utilise de façon préférentielle des implants Motiva Ergonomix® lisses, non concernés par l’interdiction de l’ANSM et qui donnent des résultats naturels et confortables.

Implants mammaires : se faire suivre par son chirurgien

Quel que soit le type d’implant, il n’y pas lieu d’envisager de dépose a priori et de façon systématique. Il convient par contre de continuer le suivi systématique et régulier, tous les ans et dans la durée, tel que je le pratique avec mes patientes qui ont des implants mammaires.

Je reste à l’écoute et à la disposition de mes patientes qui peuvent me contacter par mail ou par téléphone (+33 1 40 82 62 92) pour toute question. Et je continuerai à les tenir informées de l’actualité de ce sujet.

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Implants mammaires : l’incompréhension (communiqué SOFCEP - SNCPRE du 5 avril)

L’ANSM vient de prendre, brutalement et unilatéralement, la décision de suspendre les prothèses macro texturées et polyuréthane ne suivant pas en cela les conclusions de ses propres experts du 8 février dernier. Après avoir auditionné les fabricants, les représentants des sociétés savantes que sont la SOFCEP et la SOFCPRE ainsi que les patientes, ce Comité avait conseillé l’exclusion des seules prothèses macro texturées Biocell, surreprésentées dans les cas français de LAGC-AIM répertoriés.

L’ANSM indique, dans son communiqué, que sa décision a été prise « par mesure de précaution », laquelle ne conduit pas toutefois à recommander « une explantation préventive pour les femmes porteuses de ces mêmes implants ».

La SOFCEP et le SNCPRE constatent avec effarement que l’histoire se répète, que le moratoire « par précaution » de 1992, suivi de l’interdiction « par précaution » de 1995, ne conduit toujours pas les pouvoirs publics à prendre des décisions sur la seule base d’une exploitation scientifique de statistiques fiables. Une fois de plus, la contagion émotionnelle conduit les responsables sanitaires à diffuser une perception réaliste mais irrationnelle.

L’ANSM a rejeté l’évaluation scientifique et a diffusé, inutilement, une information gravement anxiogène pour les 85% de patientes porteuses d’implants texturés.

Depuis 24 heures et au-delà des inquiétudes liées à leur état de santé, des milliers de femmes interrogent leurs praticiens sur les conditions de prises en charge financière d’une explantation souhaitée bien que non recommandée par la décision de police sanitaire de l’ANSM. Comment concilier l’angoisse provoquée par l’annonce de l’interdiction et l’apaisement lié à la rareté du risque ?

La souffrance des patientes face à l’annonce de l’ANSM doit être entendue et traitée.

La SOFCEP rappelle que, depuis 2011, les plasticiens sont parfaitement informés et formés à diagnostiquer la pathologie rarissime que représente le LAGC-AIM, en s’appuyant notamment sur le réseau Lymphopath. Pris dans sa phase initiale, le simple retrait de l’implant et sa capsule permet de traiter la pathologie.

Les femmes doivent donc sereinement consulter leurs praticiens.

Nous, chirurgiens plasticiens, restons vigilants aux côtés de nos patientes pour les suivre et apporter une réponse de sécurité sanitaire fondée sur des évaluations scientifiques du risque LAGC-AIM.

SOFCEP - Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens

SNCPRE - Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique

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Beauté et chirurgie esthétique : les jeunes sous influence des réseaux sociaux

Les jeunes de moins de 35 ans sont de plus en plus séduits par la chirurgie esthétique. Très influencés par les réseaux sociaux et les stéréotypes de corps parfaits qui y abondent, nombreux sont les 18-34 ans qui rêvent de transformer leur corps.

En recourant p.e. à une augmentation mammaire, à des injections d’acide hyaluronique pour avoir les seins et les lèvres d’une vedette de la téléréalité ou bien à un lipofilling pour obtenir des fesses comparables à celles d’une bloggeuse célèbre.

Mais vouloir ressembler à tout prix à leurs idoles peut conduire certains jeunes à des demandes excessives et à une course dangereuse dont ils sous-estiment les inconvénients et les risques.

Sur ce sujet d’actualité, j’ai été filmé et interviewé pour l’enquête présentée dans le JT de 20h de Laurent Delahousse sur France 2, le dimanche 24 février.

Source: http://www.leparisien.fr/societe/la-chirur...
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IMCAS World Congress 2019 : atelier interactif avec le Dr Marcos Sforza

Je participe à l’IMCAS 2019, le congrès mondial en dermatologie, chirurgie plastique et sciences esthétiques, qui se tient à Paris au Palais des Congrès du 31 janvier au 2 février.

Pour sa 21ème édition annuelle, cet événement — l’un des plus importants au monde — accueillera 10 000 visiteurs de plus de 100 pays différents, 300 exposants. Plus de 700 intervenants internationalement reconnus animeront 265 sessions durant 3 jours intenses, avec plus de 310 heures de formation sur les thèmes clé de la chirurgie plastique et de la médecine esthétique.

J’interviendrai notamment le vendredi 1er février, en ma qualité de chirurgien plasticien, pour assister le docteur Marcos Sforza, l’un des pionniers de l’augmentation mammaire composite.

Nous réaliserons en direct les trois temps opératoires de l’augmentation mammaire composite :

  1. Le temps de liposuccion qui permettra de prélever la graisse nécessaire à la phase de lipomodelage

  2. La mise en place d’une prothèse mammaire en silicone Motiva Ergonomix™ (que j’utilise depuis quelques temps) qui, par ses propriétés, donne une forme anatomique au sein

  3. Le temps du lipofilling ou lipomodelage qui, en réalisant un nappage de l’implant, renforce l’impression de rendu naturel.

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