IMCAS World Congress 2019 : atelier interactif avec le Dr Marcos Sforza

Je participe à l’IMCAS 2019, le congrès mondial en dermatologie, chirurgie plastique et sciences esthétiques, qui se tient à Paris au Palais des Congrès du 31 janvier au 2 février.

Pour sa 21ème édition annuelle, cet événement — l’un des plus importants au monde — accueillera 10 000 visiteurs de plus de 100 pays différents, 300 exposants. Plus de 700 intervenants internationalement reconnus animeront 265 sessions durant 3 jours intenses, avec plus de 310 heures de formation sur les thèmes clé de la chirurgie plastique et de la médecine esthétique.

J’interviendrai notamment le vendredi 1er février, en ma qualité de chirurgien plasticien, pour assister le docteur Marcos Sforza, l’un des pionniers de l’augmentation mammaire composite.

Nous réaliserons en direct les trois temps opératoires de l’augmentation mammaire composite :

  1. Le temps de liposuccion qui permettra de prélever la graisse nécessaire à la phase de lipomodelage

  2. La mise en place d’une prothèse mammaire en silicone Motiva Ergonomix™ (que j’utilise depuis quelques temps) qui, par ses propriétés, donne une forme anatomique au sein

  3. Le temps du lipofilling ou lipomodelage qui, en réalisant un nappage de l’implant, renforce l’impression de rendu naturel.

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Chirurgie esthétique et plastique, tendances 2015

Je rentre du 28ème congrès de la SOFCEP (Société française des chirurgiens esthétiques plasticiens) qui s’est tenu à Nice du 4 au 6 juin. Un double événement puisqu’il était cette année à la fois associé avec le symposium de l’ISAPS (International Society of Aesthetic Plastic Surgery) — qui réunissait un parterre de chirurgiens internationaux — et en partenariat avec l'AICPE (Association italienne de chirurgie esthétique et plastique).

Avec près de 90 intervenants d’une douzaine de pays, ce rendez-vous professionnel important était l‘occasion pour les meilleurs spécialistes mondiaux de se retrouver et d’échanger sur leur pratique et l’évolution des techniques. Voici quelques idées et tendances intéressantes.

Avancer l’âge du lifting

Sur le rajeunissement du visage, je constate qu’il existe désormais un consensus pour préconiser de pratiquer le lifting du visage plus tôt dans la vie d’une femme — en fait de l’envisager dès le début de la cinquantaine voire la fin de la quarantaine — et recommander d’entretenir ensuite le résultat par des injections. Au lieu de commencer par des injections en retardant au maximum le moment du lifting.

Ce changement de perspective est en fait plein de bon sens : plus on attend, plus le geste chirurgical à pratiquer est lourd. Tandis que lorsqu’on intervient plus tôt, les effets du vieillissement à corriger étant moins importants, le geste chirurgical est plus léger. Ce changement d’attitude est justifié par la qualité des résultats constatés et par la satisfaction des patientes dont le désir de rajeunissement est ainsi pris en compte plus vite et plus aisément satisfait.

La chirurgie esthétique, centrée sur le patient et sa sécurité

Aujourd’hui, les techniques de chirurgie esthétique disponibles et éprouvées sont nombreuses. Tant mieux car comme tous les patients n’ont pas la même demande, cela permet aux praticiens qui connaissent bien les possibilités et les limites de chaque technique, de proposer des chirurgies à la fois ciblées à la demande de chaque patient et sûres.

On a aussi beaucoup réfléchi lors de ce congrès de Nice sur la sécurité et le confort des patients ainsi que l’allègement des suites opératoires. L’occasion de faire le point sur les progrès dans ces domaines qui sont significatifs et battent en brèche certains préjugés du grand public.

Chirurgie esthétique, la “French Touch”

En comparant nos expériences et résultats avec des confrères du monde entier, j’ai une nouvelle fois vérifié qu’il existe bien une école française et une “French Touch” en chirurgie esthétique. Nos amis italiens partagent la même philosophie : recherche d’un résultat naturel par un geste chirurgical adapté mais le plus léger possible et respect de la personnalité et de la morphologie de chacun. En résumé, rajeunir c’est embellir et non pas transformer. Pour faire image, disons que les Américains seraient plutôt dans “les grands travaux” tandis que nos confrères brésiliens ne reculent pas devant l‘excès ! En général les chirurgiens plasticiens français savent dire non aux demandes exagérées ; c’est une question d’éthique et de sensibilité esthétique.

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Chirurgie esthétique du visage et lifting au symposium Aston & Baker à New-York

Début décembre, j’ai participé au 33 ème symposium Aston & Baker organisé par ces deux grands chirurgiens esthétiques américains. Il rassemble tous les ans des chirurgiens plasticiens confirmés du monde entier désireux d’échanger lors de discussions d’experts. Thème principal de cette année : le rajeunissement du visage et les techniques du lifting.

Deux approches très différentes du lifting chirurgical 

A propos du lifting du visage, les débats ont mis en évidence le contraste entre les démarches américaine et européenne :

  1. l’approche américaine du lifting consiste en un véritable remodelage du visage. Concrètement la technique se traduit par une intervention importante avec une recherche de perfection pour un résultat spectaculaire ;
  2. l’approche européenne — représentée par l’école française et l’école italienne — vise plutôt un rajeunissement harmonieux et discret. On ne cherche pas à transformer le visage. De ce fait, le geste chirurgical est plus modéré.

Les attentes des patientes diffèrent des deux côtés de l’Atlantique

Aux Etats-Unis, il y a une recherche radicale de jeunesse. Le regard social est important et l’attente individuelle forte : la patiente américaine veut qu’on voit qu’elle a fait un lifting, qu’on le lui dise et elle aime être complimentée sur l’ampleur de la transformation.

En Europe,  la patiente veut rajeunir avec naturel et de façon discrète. Elle préfère que le lifting ne se voit pas et qu’on remarque simplement comme elle a “bonne mine”.

Je fais bien sûr partie de cette école française du bon goût et de l’harmonie. Dans ma philosophie du lifting, la patiente doit conserver sa personnalité et l’expressivité de son visage, à la fois rajeunir et se reconnaître, se retrouver.

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Dans cette optique, j’ai particulièrement apprécié mes échanges avec mon confrère italien le docteur Giovanni Botti et l’intervention très remarquée de mon confrère belge, le docteur Patrick Tonnard sur le lifting à cicatrice courte, associé à un lipofilling et à un traitement des cernes. Cette technique est très proche du “lifting doux” que je propose à mes patientes qui souhaitent un résultat naturel et véritablement esthétique.

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Que retenir de l’AMEC, premier congrès européen de médecine anti-âge ?

Le congrès de  l’AMEC (Anti-aging Medicine European Congress) a réuni plus de 2000 participants les 11 et 12 octobre à Paris. L’une des deux journées a été consacrée à l’actualité de la chirurgie esthétique. J’y ai participé en tant que directeur du comité scientifique pour la chirurgie. Les orateurs et les participants — chirurgiens plasticiens notamment, allemands, anglais, israéliens, américains et brésiliens — ont souligné le très bon niveau scientifique des sessions qui s’adressaient à un public professionnel averti.

Quatre thèmes de chirurgie esthétique ont été abordés ; chacun faisant l’objet de plusieurs interventions et de débats avec les participants. J’en retiens quatre grandes idées

L’augmentation mammaire : peut-on remplacer les implants mammaires par la graisse ?

Le docteur Uebereitter, expert allemand des injections de graisse dans le sein a précisé que cette technique ne permet pas d’obtenir une augmentation mammaire de plus d’un demi-bonnet par intervention. Si on souhaite davantage, il faudra pratiquer deux interventions espacées de six mois. L’injection de graisse dans le sein est une technique très au point ; il convient simplement de la réserver aux augmentations mammaires (vidéo) modérées.

Une nouvelle technique renouvelle la chirurgie de rajeunissement des paupières inférieures

La chirurgie des paupières inférieures reste pour tout chirurgien plasticien une chirurgie délicate. Une nouvelle technique de rajeunissement de la paupière inférieure, moins agressive et plus simple, la “pinch” blépharoplastie a été présentée par son inventeur, le Docteur Glen Jelks, brillant oculoplasticien américain. Cette technique — à laquelle j’ai été formé à New-York — permet d’enlever plus de peau en toute sécurité de façon à traiter efficacement relâchement cutané, rides et plis sous les yeux. Elle a conquis les participants et je pense qu’elle va vraiment faire évoluer les pratiques chirurgicales de rajeunissement du regard et du visage.

L’approche globale de la silhouette en chirurgie esthétique

Le docteur Henry Mentz, chirurgien plasticien américain, a exposé, comme il l’avait déjà fait à New-York, sa philosophie d’une véritable sculpture globale du corps. Cette nouvelle approche de la silhouette appréhendée dans son ensemble a passionné l’auditoire et fait évoluer le regard du chirurgien plasticien sur la liposuccion et le lipofilling (ou lipostructure). La liposuccion, ce n’est décidément pas qu’enlever de la graisse ; et le lipofilling, c’est plus qu’une simple réinjection de graisse ; il s’agit bien plutôt de combiner les deux techniques pour “sculpter” le corps en modelant des courbes et des volumes.

Le débat sur les deux techniques de rhinoplastie

De passionnantes discussions ont eu lieu entre partisans des rhinoplasties par voie fermée, où la chirurgie s’effectue par l’intérieur des narines, et partisans de la voie ouverte, où la chirurgie se réalise par ouverture du “capot cutané”. En résumé, la voie ouverte s’impose de plus en plus pour le traitement des nez difficiles, surtout quand il faut intervenir sur la pointe du nez et dans les cas de chirurgie secondaire et tertiaire (nez déjà opérés, ratés et à reprendre).

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Cette journée a rencontré un vrai succès : elle était pleine d’enseignements techniques de haut niveau qui permettent d’améliorer encore les résultats de la chirurgie esthétique. La qualité des intervenants et des échanges témoignait de la beauté de ce métier et rappelait une fois de plus pourquoi la chirurgie esthétique est passionnante (vidéo). Les voies d’amélioration de la pratique chirurgicale sont constamment renouvelées et toujours ouvertes aux chirurgiens qui aiment perfectionner leur savoir-faire.

Le 1er congrès de l'AMEC a été un succès ; un nouveau rendez-vous important pour la chirurgie esthétique

Le 1er congrès de l'AMEC a été un succès ; un nouveau rendez-vous important pour la chirurgie esthétique

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“Aesthetic Meeting 2013 New York” premiers enseignements

Je reviens de “The Aesthetic Meeting 2013” qui s’est tenu en avril à New York. Organisé par l’Association Américaine pour la Chirurgie Esthétique Plastique (ASAPS)  et la Fondation Américaine pour la Recherche et l’Enseignement de la Chirurgie Esthétique (ASERF), ce congrès international est réservé aux chirurgiens esthétiques et à leurs équipes.

Le grand rendez-vous mondial de la chirurgie esthétique

Avec plus de 3 000 participants, 120 conférences et  cours et ateliers animés par plus de 100 spécialistes pendant 6 jours, le Congrès Esthétique de New York est le grand rendez-vous mondial de notre discipline.

J’y suis allé pour me perfectionner, faire le point sur l’état de l’art, échanger des idées avec des confrères américains et du monde entier ; et aussi pour comparer mes techniques avec celles de mes confrères.  

Un tel rendez-vous permet d’avoir un regard critique, à la fois sur ma propre pratique (vidéo) et sur celle des autres. Une approche critique est  importante car nouveauté ne signifie pas forcément progrès, surtout dans le domaine de la chirurgie. Il est même assez fréquent de voir décrites de nouvelles techniques lors d’un congrès puis de voir publiées un ou deux ans après les complications liées à ces techniques !

Le congrès de New York est caractérisé par un niveau scientifique élevé et une analyse critique exigeante. Les intervenants sont mondialement reconnus et leurs publications font souvent référence. C’est particulièrement intéressant de confronter l’esprit d’innovation des grands praticiens américains avec l’approche rationnelle et réfléchie qui caractérise l’école française de chirurgie.

De nouvelles techniques font évoluer la chirurgie esthétique

Plusieurs thèmes qui ont particulièrement retenus mon attention feront, dès la semaine prochaine, l’objet de billets dans ce webzine, notamment :

  • une nouvelle technique de lifting des bras à cicatrices masquées qui donne enfin de bons résultats ;
  • une nouvelle technique de chirurgie de la paupière inférieure très simple, sans risque, qui permet d’améliorer nettement les résultats de cette chirurgie délicate ;
  • une nouvelle technique de lifting du tiers moyen du visage (pommettes et sillons naso-géniens) que je vais proposer à mes patientes car elle diminue considérablement le gonflement du visage post-opératoire et donc raccourçit la période d’éviction sociale tout en apportant des résultats convaincants.

La liposuccion du futur ?

Surtout, j’ai été très séduit par une nouvelle conception de la chirurgie de la silhouette qui consiste non plus seulement à retirer de la graisse mais aussi à sculpter la silhouette, par exemple à redessiner des abdominaux ou recréer une courbure féminine. Je reviendrai en détail sur cette approche globale tridimensionnelle de la silhouette par la prise en compte des formes naturelles idéales. Une approche autenthiquement esthétique qui va évidemment faire évoluer ma pratique.

Au congrès de New York, les nouvelles techniques qui font évoluer la chirurgie esthétique

Au congrès de New York, les nouvelles techniques qui font évoluer la chirurgie esthétique

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